DRAPEAU

 

Le fleurdelisé

Le fleurdelisé est le drapeau officiel du Québec depuis le 21 janvier 1948. L’arrêté du Conseil des ministres fut confirmé par une loi de l’Assemblée législative adoptée en 1950. Depuis, le fleurdelisé est devenu plus qu’un simple étendard pour le peuple québécois, il est devenu le symbole de sa différence, de son histoire et de son courage… L’image même de la fierté d’être Québécois.

Ses origines

Les origines du fleurdelisé remonte au drapeau de la bataille de Carillon, bannière commémorant la victoire des troupes françaises à Carillon (aujourd’hui Ticonderoga dans l’état de New York) en 1758. Cet étendard fut redécouvert lors de la Saint-Jean-Baptiste de 1848 et l’abbé Filiatrault s’en inspira, en 1903, pour créer un modèle dont la Société Saint-Jean-Baptiste allait à son tour s’inspirer, en 1924, pour concevoir le Carillon Sacré-Cœur fleurdelisé, l’auguste ancêtre de notre drapeau actuel.

Description

En termes héraldiques, c’est-à-dire qui se rapportent à la science du blason et des armoiries, le fleurdelisé se défini ainsi : « d’azur à la croix d’argent cantonnée de quatre fleurs de lys du même ». Ainsi, chaque rectangle aux quatre coins du drapeau se nomme un « canton », la croix peut symboliser à la fois nos racines anglaises (un rappel de l’Union Jack), la religion catholique chrétienne et la colonisation du pays, car les navires des compagnies de commerces, à qui fut confiée l’exploration du territoire, arboraient généralement un pavillon bleu à croix blanche. Quant à la fleur de lys, un des plus anciens emblèmes de l’héraldisme, elle souligne nos racines françaises et se présente, entre autre, comme un symbole de notre langue.

 

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EMBLÈMES

 

Armoirie et devise : « Je me souviens »Emblème aviaire : le harfang des neiges (Nyctea scandica)
Les premières armoiries du Québec ont été adoptées par procuration de la reine Victoria en 1868. Ce n’est pourtant qu’en 1883 qu’on y ajoute la devise : « Je me souviens ».

En 1939, le gouvernement du Québec fait modifier les armoiries afin de leur conférer une allure plus moderne. Elles prendront alors l’apparence qu’ont leur connaît aujourd’hui avec la devise : « Je me souviens », apparaissant sur le listel d’argent qui les terminent. La couronne héraldique de la Grande-Bretagne apparaît au-dessus de l’écu, sous elle, trois fleurs de lys d’or (souvenir du régime français), un léopard doré (symbole du régime anglais) et trois feuilles d’érable à sucre qui représentent la terre canadienne.

La devise, quant à elle, fait référence, selon Ernest Gagnon, secrétaire du département des travaux publics à l’époque de la construction de l’hôtel du Parlement, à: « la raison d’être du Canada de Champlain et de Maisonneuve comme province distincte dans la Confédération ».
Le harfang des neiges est l’emblème aviaire officiel du Québec depuis 1987. Cet oiseau majestueux niche dans la toundra du Nord du Québec. Il symbolise la nordicité et la splendeur naturelle du Québec, comme l’étendu de son territoire.
Emblème floral : l’iris versicolore (Iris versicolor Linné)Emblème arborescente : le bouleau jaune (Betula alleghianensis Britton)
L’iris versicolore fut consacré en 1999 emblème floral québécois grâce à la Loi sur le drapeau et les emblèmes du Québec. Cette fleur colorée et plaisante à l’œil symbolise la diversité culturelle du Québec, comme l’importance de l’eau et des milieux humides pour l’équilibre de la nature.Le bouleau jaune est familièrement appelé le merisier. Couramment utilisé par les amérindiens, et subséquemment par les pionniers et les coureurs des bois, à l’époque des premières colonies, il est devenu l’arbre emblématique du Québec car éminemment représentatif du milieu forestier québécois. Le bouleau jaune est un bois noble et il se distingue tant par sa vétusté que par l’activité économique dont il est le moteur.