Le Comité des aînés indépendantistes de la Capitale nationale a été fondé par messieurs Simon Hamel et Gaston Brosseau, deux grands patriotes, il y a quelques années déjà. Il fonctionne simplement, à coup de contacts et de bonne volonté, et rejoint via Internet des aînés indépendantistes dont la liste est variable au fil des années. Il a dans les faits une principale activité qui consiste en des déjeuners-causeries dans un restaurant de la Capitale (repas à prix fixe et menu unique pour éviter d’incommoder le conférencier).

Le nerf de la guerre est ici la conviction dans la volonté de faire l’indépendance du Québec. La centaine de conférenciers qui sont venus animer les déjeuners l’ont fait bénévolement et généreusement. Ils/elles étaient du domaine politique (PQ et BQ), culturel (la langue, la démographie, la littérature), citoyen (environnement, laïcité), économique, tous sujets le plus souvent vus dans une optique indépendantiste. On peut dire que la fréquentation moyenne de ces déjeuners est d’une cinquantaine de participants et, selon les sujets, les invités et les circonstances, davantage.

Si les conférenciers, qui donnent plutôt une causerie qu’une conférence (une trentaine de minutes et période de questions) n’y trouvent pas de cachet, ils ont souvent la surprise de se voir offrir du temps de bénévolat et ne sont pas sans se rendre compte qu’ils maintiennent la flamme indépendantiste d’auditeurs qui ont souvent fait des carrières publiques et restent influents et pro-actifs dans leurs domaines respectifs. Il s’y trouve aussi des militants de carrière si cela se peut, qui continuent de porter un grand projet collectif.


Les prochains déjeuners à inscrire à votre agenda

 

20 Février 2018 : Conférence de la Députée de Vachon, Martine Ouellette sous l’égide de la SNQC et de l’Asulf.

« Le Bloc québécois au lendemain du Conseil général : Climat et l’indépendance »

Martine Ouellet, cheffe du Bloc québécois et députée à l’Assemblée nationale, a abordé de nombreux thèmes devant les Aînés indépendantistes de la Capitale mardi matin (20 février) : les jeunes et la politiques (ils seraient politisés mais apartisans), les minorités francophones et l’indépendance (avantages pour elles), environnement (domaine souvent verrouillé en régime fédéral), ouverture aux immigrants (Québécois très accueillants), finances du Bloc (saines). Une cinquantaine de membres étaient sur place. La rencontre était présidée par Jean Cloutier. Il souligna qu’elle était la 110e de la série organisée d’abord par Gaston Brosseau et Simon Hamel depuis une douzaine d’années.


19 Mars 2018 : Conférence du professeur Claude Simard sous l’égide de la SNQC et de l’Asulf.

« La situation du français au Québec : perspective sociolinguistique »

Le bilinguisme canadien est artificiel selon Claude Simard. Il touche à peine 10 % des activités du gouvernement fédéral, le français n’est pas une langue utilitaire au Canada, son statut a perdu de l’éclat à la suite de l’abandon du biculturalisme et du passage au multiculturalisme, le pourcentage de la population francophone diminue petit à petit. De son côté, le Québec est officiellement unilingue français. Dans les faits, il est plutôt bilingue selon le conférencier (inscriptions aux cégeps et aux universités anglophones, cours en anglais dans les établissements francophones, force de l’anglais à Montréal et dans l’Outaouais, confusion bilinguisme individuel et bilinguisme collectif). Le système d’instruction publique ne réussit pas à intégrer les allophones à la culture francophone (littérature, musique…). La question posée par des auditeurs : faudra-t-il un jour parler anglais pour favoriser le français, comme on le fait – sans succès – en Louisiane ou en Nouvelle-Angleterre?

(À lire également : Quelques repères pour mieux comprendre la situation du français au Québec / Claude Simard, Argument, 2017).


16 Avril 2018 : Petit-déjeuner sur la laïcité au Québec avec Madame Djemila Benhabib

L’invitée du mois d’avril présentera une conférence de 30 minutes et qui répondra à vos questions pendant une heure est écrivaine, journaliste, enseignante et conférencière et lauréate des Prix suivants: Prix international de la laïcité 2012, Prix humaniste du Québec 2014 et Prix de la liberté d’expression 2016.« L’Algérie m’a donné la force, la France la liberté et le Québec des ailes. » – Djemila Benhabib, Ma vie à contre Coran, 200


21 Mai 2018 : Remise des prix Patriotes de l’année pour la Capitale-Nationale.


11 Juin 2018 :

 

Endroit : Restaurant Normandin,  400 Rue Soumande, Ville de Québec, QC G1M 3V5

Inscription : 8 h 15

Heure du déjeuner : 8 h 30

Heure de la conférence : 9 h

Coût : 12$ par personne